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De la Renaissance au 18e siècle, l’essor économique du Châtillonnais se traduit dans les œuvres présentées où l’on retrouve la pierre, le métal et le bois évoqués au début de la visite.
Le musée conserve un ensemble exceptionnel de bois gravés des 17e et 18e siècles qui atteste la vitalité de l’imprimerie châtillonnaise et l’importance de l’imagerie populaire au quotidien. Ils représentent des saints et des scènes religieuses et évoquent ainsi toute la piété de cette époque et l’importance de saints locaux, tels saint Vorles et sainte Reine.
On peut noter la présence de personnages de la littérature populaire.
Des thèmes politiques chargés de renforcer les liens avec l’État et des images profanes comme le roi de France et les hallebardiers complètent la collection de 70 bois gravés.
Ils ont été préservés grâce à la vente en 1875 du matériel du dernier représentant d’une longue dynastie d’imprimeurs-libraires châtillonnais : les Cornillac. Le premier livre sorti des presses châtillonnaises en 1651 est une Histoire et Vie de Sainte Reine.
Raoul Verpy a légué les bois au musée en 1922.
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Au centre de la salle, une vitrine regroupe des pots, jattes et assiettes d’étain des 17e et 18e siècles, fabriqués à Châtillon.
Les stèles funéraires dont celle d’un lieutenant des Eaux et Forêts du Baillage de la Montagne, et l’imposante cheminée du 16e siècle provenant du château de Mosson illustrent le propos.
La stèle d’un drapier rappelle que Châtillon, située sur la route des foires de Champagne au Moyen Âge, est devenue une importante ville drapante.
Cette activité du Châtillonnais engendrait une richesse certaine de la région qui se retrouve dans les églises et les nombreux couvents où les bourgeois offraient sculptures et peintures, reflets de leur piété, comme la Vierge à l’enfant et saint Jean-Baptiste (1530) peinture sur bois bourguignonne offerte à l’église Saint-Jean de Châtillon.
Les donateurs aimaient à se faire représenter comme en témoigne dans la mise au tombeau du Christ à Saint-Vorles, les deux statues du Sire de Romprey et de son épouse qui encadrent la scène.
Le Châtillonnais est un nœud routier entre Troyes et Dijon, la Lorraine et le sud-ouest. La vigne se développe ainsi que les minoteries, tanneries et moulins à papier. La sidérurgie en plein essor est marquée par les familles de Chastenay, Viesse de Marmont, Chartraire de Montigny. Mais de nombreuses forges restent aux mains des moines.
Dans l’abbatiale Notre Dame sur le flanc droit du Musée du pays Châtillonnais, entre deux piliers nord, juste à côté de la chaire, une magnifique pierre tombale d’un marchand drapier porte le symbole de sa profession, une paire de grands ciseaux.