Collection

Art sacré

  • Eminent représentant de la vie spirituelle

    Un panneau de bois peint, daté du 16e siècle illustre la légende de Saint-Vorles. Ces panneaux seraient les "restes de volets d'une armoire ayant renfermée la châsse de saint Mammès", évêque de Langres à la fin du 12e siècle.

    Nimbé d’or et vêtu d’un manteau de pourpre, Saint-Vorles tire un enfant d’une maison en flamme. Cette scène illustre le miracle de la bilocation ou don d’ubiquité. Nous sommes au 6e siècle, Saint-Vorles célèbre une messe dans le village de Marcenay en présence du roi Gontran. Il entre dans une profonde méditation, puis revenant à lui, il raconte à Gontran qu’il ést allé sauver un enfant dans un village distant de plusieurs kilomètres. Le roi envoie des cavaliers qui confirment ses dires. A la fin du 9 e siècle, l’évêque de Langres ordonne la dépose des reliques de Saint-Vorles à Châtillon qui disposait d’une fortification propre à les protéger. 

  • Buste reliquaire de saint Vorles, 16e siècle, pierre polycrome

  • Vue cavalière de 1570 de la ville de Chastillon, inconnu, Huile sur toile

    Déploiement des abbayes

    L’appartenance à deux autorités ne résidant pas sur le territoire (ducs de Bourgogne et évêque de Langres) et la position géographique de confins (entre Champagne et Bourgogne) firent que le pays châtillonnais ne dépendait pas d’un seigneur local. Cette vacance d’un pouvoir temporel fermement implanté profita certainement à la création d’établissements religieux, nombreux et puissants : abbayes Notre-Dame, de Molesme, du Val des Choux...

    L’abbaye Notre-Dame fut fondée sous l’impulsion de saint Bernard vers 1140. Sa prospérité est attestée jusqu'au 16e siècle, mais les guerres de religions vont entraîner sa ruine, bientôt suivie par sa démolition. Après la révolution, les bâtiments monastiques accueillent un hôpital ; et en 2009, le Musée du Pays Châtillonnais s’y installe.

  • Vue cavalière de l'abbaye Notre Dame, Molesme, 18e siècle, gravure

  • Abbaye des Bénédictines, Molesme, gravure

  • Vierge à l'enfant et saint Jean-Baptiste, École bourguignonne Châtillon-sur-Seine, Église Saint-Jean, 1531, Huile sur bois

    Art et artisanat religieux

    Placée devant un paysage de ville fortifiée, la vierge enserre de ses bras Saint-Jean Baptiste donnant l’agneau à l’enfant divin. Cette œuvre est attribuée à Grégoire Guérard, peintre originaire des Pays-Bas qui s’installe à Tournus dans la première moitié du 16e siècle. Il participe à la diffusion et au rayonnement de la Renaissance flamande en Bourgogne.

  • L’iconographie religieuse populaire des 17e et 18e siècle est illustrée par une collection de bois gravés servant à produire des images pieuses vendues aux pèlerins. Les bois gravés illustrent le plus souvent la vie des saints. Ils peuvent représenter des saints locaux, tels que saint Vorles ou sainte Reine d’Alise. Des thèmes politiques chargés de renforcer les liens avec l’État et des images profanes comme le roi de France et les hallebardiers complètent la collection de 70 bois gravés. Ils ont été préservés grâce à la vente en 1875 du matériel du dernier représentant d’une longue dynastie d’imprimeurs-libraires châtillonnais, les Cornillac. Cette collection a donc exceptionnellement échappé à la destruction.

  • Saint Roch, bois gravé

  • Eminent représentant de la vie spirituelle
  • Déploiement des abbayes
  • Art et artisanat religieux